L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier ses nouvelles recommandations pour la prise en charge de l’obésité chez l’enfant et l’adolescent.
Un changement de paradigme : L’OMS redéfinit la prise en charge en écartant la stigmatisation liée au poids. L’objectif n’est plus la seule perte de poids, mais l’amélioration globale de la santé, du bien-être et de la qualité de vie du jeune.
Consentement et bienveillance : Les soignants sont invités à demander l’autorisation de l’enfant ou de l’adolescent avant d’aborder le sujet, créant un espace de confiance et prévenant les traumatismes psychologiques et la discrimination.
Interventions multidisciplinaires structurées : Priorité absolue aux programmes combinant nutrition, activité physique et changement comportemental adaptés à l’âge, la culture et aux préférences de l’enfant et de sa famille.
Pas de traitement médicamenteux avant 10 ans : L’OMS formule une recommandation stricte contre l’usage de pharmacothérapie (traitements anti-obésité) ou de chirurgie bariatrique chez les moins de 10 ans. Les médicaments restent réservés sous conditions strictes aux adolescents (10-19 ans) présentant des formes sévères.
Ancrage dans la médecine de proximité : La prise en charge de l’obésité infantile ne doit plus reposer sur des initiatives isolées, mais être pleinement intégrée dans le parcours de soin primaire au sein d’équipes pluriprofessionnelles.
Au-delà de la responsabilité individuelle : L’OMS rappelle que le soin ne suffit pas sans politiques publiques ambitieuses. La lutte contre ce fléau mondial (qui touche 170 millions de jeunes) exige d’agir sur les déterminants environnementaux, économiques et sociaux (accessibilité aux aliments sains, régulations publicitaires et aménagements urbains).