L'expérimentation GPS-Obésité en Centre val de Loire, Ile de France et Hauts de France touche à sa fin. La revue Concours Pluripro lui consacre un bel article dans son dernier numéro.
La revue Concours Pluripro présente GPSO dans son dernier numéro (TOME 148 – N° 51 – JANVIER 2026) : Article GPSO Concours pluripro
GPS-Obésité est une expérimentation développée dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement pour la sécurité sociale de 2018, innovant la prise en charge globale des patients adultes en situation d’obésité. Lancée en janvier 2022, pour une durée de 5 ans, elle entre dans sa dernière phase d’évaluation, après une clôture des inclusions mi-janvier 2026. Cette expérimentation est co-portée par trois acteurs, dans trois régions : l’association Gresmo en Ile de France, l’association Rest’O dans les Hauts de France et le CSO d’Orléans en Centre-Val de Loire.
Les patients, relevant des niveaux 1 et 2 de recours, bénéficient d’un bilan médical initial et final et d’un suivi pluridisciplinaire, pris en charge par l’Assurance Maladie (financements dérogatoires de l’Article 51). Le parcours de soins se décline en plusieurs étapes : repérage adressage, bilans, sessions éducatives, orientation, sur une durée de deux ans. L’accompagnement éducatif est assuré par des ateliers collectifs, en groupes fermés de 8 à 15 personnes. Si besoin spécifique, le patient peut bénéficier de consultations individuelles.
L’équipe soignante est pluridisciplinaire, elle est composée au minimum d’un médecin, un diététicien, un psychologue et un enseignant en activité physique adaptée. Ces professionnels peuvent se former en e-learning et lors de webinaires. Ils sont rémunérés au forfait.
Les atouts de GPS-Obésité sont nombreux pour les patients : parcours de soins, structuré, pluridisciplinaire, pris en charge, de proximité, pair-aidance. Les professionnels de santé en tirent également ds avantages : maillage territorial, exercice pluridisciplinaire, coordonné, formation, lien ville-hôpital, social-médical, participation à l’innovation en santé, etc.
Les avantages et les limites de ce parcours seront rapportés aux instances suite à l’évaluation de l’expérimentation ces prochains mois. L’enjeu futur sera un passage dans le droit commun de modalités de prise en charge de l’obésité.